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Beaucoup d'artisans decouvrent la rentabilite reelle d'un chantier une fois qu'il est termine, quand il est trop tard pour agir. Les heures ont depasse l'estimation, un approvisionnement a ete mal anticipe, une modification demandee sur place n'a jamais ete facturee : le chantier a occupe des semaines pour une marge qui frole zero.
Le probleme est rarement le prix de vente. Il est presque toujours dans la mesure : sans prix de revient calcule, sans pointage fiable des heures et sans comparaison reguliere entre le budget et le reel, un devis n'est qu'une intuition. Une entreprise peut ainsi enchainer les chantiers, avoir un carnet de commandes plein, et ne pas gagner d'argent.
Cette categorie regroupe les articles qui traitent de l'argent que rapporte reellement un chantier : comment calculer un deboursé sec complet (main-d'oeuvre chargee, materiaux, materiel, frais generaux), comment ne pas confondre marge brute, marge nette et taux de marque, comment suivre les ecarts pendant les travaux plutot qu'apres, et comment fixer un seuil en dessous duquel un chantier ne vaut pas la peine d'etre pris.
Chaque methode est chiffree sur un cas concret, et pensee pour une entreprise qui n'a ni controleur de gestion ni logiciel comptable dedie.
Guide complet associe
Guide : rentabilite d'un chantier BTPBeaucoup d'artisans découvrent à la fin d'un chantier qu'ils ont travaillé pour une marge quasi nulle. Déboursé sec, écarts budget/réel, pointage des heures : voici comment suivre la rentabilité pendant les travaux pour agir avant qu'il soit trop tard.
Marge brute, marge nette, taux de marque : ne plus confondre. Méthode complète, exemple chiffré sur extension 25 m² et suivi en cours de chantier.
Connaître son prix de revient, c'est savoir vendre rentable. Méthode complète : main-d'œuvre chargée, matériaux, matériel, frais généraux, marge.
Partez du montant reellement facture, retirez le deboursé sec (main-d'oeuvre chargee reellement passee, materiaux consommes, location de materiel, sous-traitance) puis la quote-part de frais generaux du chantier. Ce qui reste est la marge nette. L'erreur la plus frequente est d'oublier les heures non facturees : deplacements, reprises, attente d'un autre corps de metier. Sans pointage, ce calcul repose sur une estimation, donc sur rien.
Il n'existe pas de taux universel : il depend de votre structure de couts, de votre metier et du niveau de risque du chantier. Ce qui compte davantage, c'est de connaitre votre seuil : le montant en dessous duquel un chantier ne couvre pas vos frais fixes. Un chantier a faible marge peut se justifier s'il remplit un creux de planning ; il ne se justifie jamais s'il vous fait refuser un chantier plus rentable.
La marge brute est la difference entre le prix de vente et le deboursé sec, avant frais generaux. La marge nette retire en plus la quote-part de frais generaux : c'est celle qui indique si le chantier a rapporte. Le taux de marque se calcule sur le prix de VENTE, le taux de marge sur le prix d'ACHAT — les confondre sur un devis fait perdre plusieurs points de marge sans s'en apercevoir.
Parce qu'a la fin, il ne reste plus qu'a constater. En cours de chantier, un ecart detecte tot laisse encore des leviers : refacturer une modification, ajuster l'effectif, renegocier un approvisionnement, ou simplement arreter d'accumuler des heures non prevues. Le suivi n'a d'interet que s'il declenche une decision.